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Immunodépression


Dans la population des patients infectés par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), le taux de cancers, toutes localisations confondues, a tendance à augmenter ; les cancers des VADS n’échappent pas à cette évolution épidémiologique [69]. 
Plusieurs explications sont possibles : l’augmentation de la longe´ vite´ lie´ e aux traitements antiviraux ; l’immunode´ pression qui favorise l’apparition de le´sions pre´ ne´ oplasiques susceptibles de de´ ge´ ne´ rer en cancer, comme cela avait e´ te´ de´ montre´ de`s la fin des anne´ es 1980 [70] 
 la fre´ quence e´ leve´ e de l’intoxication alccolotabagique et l’addiction pour les stupe´ fiants, dont le cannabis, pour une part des patients infecte´s. Facteurs professionnels Les facteurs professionnels sont difficiles à apprécier, car souvent étudiés dans des populations de patients ayant un cancer des VADS, rarement dans des études cas-témoins. Il est difficile de faire la part des choses entre l’intoxication alcoolotabagique et l’exposition à un éventuel toxique, ce d’autant que les patients sont le plus souvent incapables de préciser à quelle exposition ils sont soumis, du fait d’activités multiples avec des postes de travail variables. Le facteur « temps » est également à prendre en compte. Les études toxicologiques étant souvent rétrospectives, le facteur temps est difficile à évaluer. C’est dire qu’il faut prendre avec beaucoup de précautions les données sur les expositions professionnelles dans ce type de cancers. Quelques études ont observé un rôle pathogène à certaines expositions comme les métaux, en particulier le nickel [71],
 les polyvinyles [72],
 les vapeurs de diesel [73], les aérosols d’huile [74] 
et enfin l’amiante [75]. 
Bien connue pour être la cause de nombreux cancers du poumon et de la plèvre, l’amiante est donné, dans les travaux de Muscat, comme facteur d’une élévation modérée mais non significative de la fréquence des cancers des VADS ; en revanche, il est prouvé que l’exposition augmente le risque chez le sujet tabagique [76] 
(grade C). Il ressort de notre analyse de la littérature que : l’essentiel des publications cliniques et fondamentales portait sur le tabac et l’alcool ; pour les autres facteurs de risques identifie´s, les publications e´ taient anciennes, en particulier en ce qui concerne les facteurs nutritionnels et professionnels ; la plupart des publications cliniques avaient un faible niveau de preuve scientifique (grade C, niveaux 3 et 4). Disc

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